Glossaire

 

  • Amont : c’est la partie d’un cours d’eau comprise entre la source et un point donné.
  • Artificialisation : modification d’un milieu naturel par l’homme
  • Assainissement collectif : comprend l’ensemble des organes de transport (tuyau) et de traitement (Station d’épuration) des eaux usées. C’est ce qu’on appelle le « tout à l’égout ». Ce réseau fonctionne essentiellement par gravité. Il vise à « raccorder » le maximum de foyers (habitation, industries..) afin d’assurer un traitement le plus large et efficace possible des eaux usées. Les investissements et l’entretien de ce réseau sont assurés par les taxes prélevées aux usagés et indexées sur leur consommation d’eau potable selon le principe pollueur/payeur. L’assainissement collectif peut être géré par une commune ou un syndicat intercommunal d’assainissement.
  • Assainissement non collectif : concerne les logements non raccordés au tout à l’égout et donc pourvus d’un système individuel d’assainissement des eaux (« fosse septique »).
  • Atterrissement : accumulation de matériaux graveleux (sable, graviers…) plus ou moins végétalisée, dans ou à proximité du lit mouillé du cours d’eau.
  • Auto-épuration : c’est la capacité d’un écosystème aquatique (mer ou rivière) à transformer et à éliminer les pollutions qui se trouvent en lui.
  • Aval : c’est la partie d’un cours d’eau entre un point donné et l’exutoire de ce cours d’eau.
  • Bassin versant : C’est la surface qui draine toutes les eaux d’un cours d’eau et de ses affluents.
  • Biodiversité : contraction des mots « biologique » et « diversité », la biodiversité représente la diversité naturelle des organismes vivants, du plus petit, comme les bactéries, au plus grand, comme la baleine bleue ou l’éléphant, mais aussi des milieux dans lesquels chacun évolue, des brins d’herbe aux océans. La biodiversité est le reflet de la richesse de la vie sur terre et joue un rôle essentiel à son équilibre : elle participe à la production de l’oxygène, au cycle de l’eau ou à celui du carbone.
  • Capacité auto-épuratoire : c’est l’ensemble des processus biologiques, chimiques et physiques qui permettent à un écosystème aquatique équilibré de transformer ou d’éliminer les substances parfois nocives qui lui sont apportées.
  • Crue centennale : c’est une crue dont la probabilité d’apparition sur une année est de 1 sur 100, en termes de débit. Il s’agit d’une dénomination statistique qui ne peut en aucun cas prévoir la survenue d’une crue.
  • Débit : volume d’eau s’écoulant en une seconde en un point donné d’un cours d’eau, mesurée par le produit de la vitesse moyenne du courant (en m/s) par la section mouillée (en m2).
  • Dynamique sédimentaire : c’est l’ensemble des processus d’érosion, transport, dépôt des matériaux solides d’un cours d’eau. Cette dynamique est fonction des caractéristiques de la vallée (pente, roche, pluviométrie..) et confère au cours d’eau une variabilité  géométrique à l’origine de sa diversité. Cette dynamique s’observe par le mouvement des bancs graveleux lors des crue (atterrissements*). La perturbation de ces phénomènes par curage, protection massive de berge… engendre de lourdes conséquences sur la qualité biologique du cours d’eau et la stabilité des ouvrages d’art (ponts) en amont et en aval.
  • Ecosystème : c’est l’ensemble des facteurs naturels (climat, pente, altitude, sol….), des êtres vivants (animaux végétaux…) qui composent un milieu ainsi que les interactions qui  s’y produisent.
  • Effluent : rejet d’eaux usées, polluées. On parle par exemple d’effluents industriels.
  • Embâcle : agglomérat de glace obstruant un cours d’eau. Par extension, ce terme est utilisé pour désigner les accumulations de bois, branchages, matériaux divers, qui peuvent se constituer et former un obstacle à l’écoulement des eaux.
  • Espèce invasive : espèce introduite volontairement ou non dans un écosystème auquel elles va nuire par un développement incontrôlé. Cette croissance et extension démesurées  sont liées à la présence des conditions nécessaires au développement de l’espèce en l’absence de ses prédateurs naturels. Ainsi, par absence de prédateur, le lapin de garenne est devenu invasif sur l’île Australienne, de la même façon que la renouée du japon  est invasive sur le continent européen.
  • Etiage : c’est la gamme de débit d’une rivière correspondant à la période sèche. Elle correspond aux basses eaux.
  • Monospécifique (espèce végétale) : on parle de boisement monospécifique dans le cas d’une plantation d’arbre de même espèce.
  • Piscicole : relatif aux poissons. On parle « d’aménagement piscicole » pour des travaux d’amélioration de la capacité d’accueil du milieu pour les poissons (mise en place de caches…). Les poissons étant situés dans le haut de la chaîne alimentaire d’un cours d’eau, ces aménagements profitent aussi à l’ensemble des occupants du cours d’eau.
  • Pollutions domestiques, agricoles, industrielles et routières : différentes substances rejetées dans la nature peuvent altérer la qualité des cours d’eau. Ces rejets sont généralement issus de nos maisons (détergents, lessive, graisses…), des activités agricoles (engrais, effluents, produits phytosanitaires…), des activités industrielles (métaux, hydrocarbures, solvants…) ou du lessivage par les eaux de pluie des particules qui se déposent sur la route (hydrocarbures, métaux lourds…)
  • Pression : ensemble d’éléments venant perturber le milieu naturel (ex. les prélèvements d’eau dans une rivière en période d’étiage constituent une pression pour la faune aquatique).
  • Produit phytosanitaire : substance active utilisée pour prévenir ou soigner les maladies des organismes végétaux. Les produits phytosanitaires  regroupent les insecticides (pour lutter contre les insectes), les herbicides (pour lutter contre les « mauvaises » herbes) et les fongicides (pour lutter contre les champignons)… Leur utilisation entraîne une dispersion des substances actives dans l’environnement et contribue à la pollution des cours d’eau, à la destruction de la faune et de la flore.
  • Qualité physico-chimique des cours d’eau : appréciation de la qualité de l’eau à partir de la concentration en éléments polluants (métaux lourds, PCB..) et en éléments nutritifs (Nitrates, phosphates…)
  • Qualité hydrobiologique des cours d’eau : appréciation de la qualité d’un milieu à partir de la diversité et de la polluo-sensibilité des espèces d’invertébrés aquatiques rencontrés.
  • Régime hydrologique : il s’agit de l’ensemble des variations de l’état et des caractéristiques connues par un milieu aquatique, qui se répètent dans le temps et dans l’espace (par exemple les variations saisonnières de débit).
  • Renaturation : restauration d’un environnement ayant été fortement modifié par des actions humaines. Cette restauration vise à redonner au cours d’eau des caractéristiques et un fonctionnement proche de celui qu’il avait, avant perturbation.
  • Retenue collinaire : retenue d’eau artificielle, alimentée par les pluies ou les ruisseaux, utilisée essentiellement pour l’irrigation des cultures et les canons à neige.
  • Ripisylve : formation végétale bordant les cours d’eau. La ripisylve, par sa position à l’interface des milieux aquatiques et terrestres, contribue à la bonne qualité des milieux par rétention et filtration des éléments polluants ou nutritifs excédentaires provenant des versants. Ces forêts de bord de cours d’eau jouent un rôle important pour le déplacement de nombreuses espèces animales mais aussi dans le maintien des berges et le ralentissement des écoulements.
  • Schéma Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) : « Institué par la loi sur l’eau de 1992, le SDAGE est un instrument de planification qui fixe pour chaque grand bassin hydrographique français (Rhône Méditerranée pour celui qui nous concerne) les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau, dans l’intérêt général. » source : www.eaufrance.fr
  • Seuil : Ouvrage transversal sur un cours d’eau, constitué de blocs, pierres maçonnées ou béton, et créé à l’origine pour alimenter un bief de moulin, un canal d’irrigation.
  • Transit sédimentaire : Transport des sédiments par les cours d’eau. Cette migration inexorable des galets  vers l’aval est générée par les crues dont la puissance permet une mise en mouvement des éléments solides. Voir aussi « dynamique sédimentaire »
  • Zone d’expansion des crues : Zone de débordement naturel de la rivière lorsqu’elle est en crue. Ces zones sont en principe en pente assez douce, où la vallée est plus évasée et où l’eau peut s’étaler et ralentir sa vitesse. Leur suppression a des conséquences immédiates sur l’aggravation des crues dans les zones situées plus en aval.