Le cimetière, la difficulté des communes

Depuis le 1er janvier 2017, la réglementation interdit aux communes d’utiliser des produits  phytosanitaires pour l’entretien de l’espace public (interdiction sur voiries, espaces verts, zones de promenade et forêts), afin de réduire la pollution de nos rivières mais aussi d’améliorer la santé des utilisateurs. Toutefois, le cimetière reste le point délicat pour la plupart des communes. Ce lieu est considéré comme sensible et sacré, et les « mauvaises herbes » n’y sont pas tolérées, par égard aux défunts.

L’entretien doit donc être parfait, ce qui demande du temps et des moyens aux agents communaux. Selon la configuration du site, du matériel spécifique peut parfois être utilisé mais souvent, la seule solution reste le désherbage à la main.

Afin d’aider les communes, le Syribt leur propose un plan de gestion des cimetières, en partenariat avec Lionel Revollat, formateur à la MFR de l’Ouest Lyonnais de Ste Consorce qui a beaucoup travaillé sur ce thème et approfondi le sujet. Cette étude permet de repenser toute la gestion du cimetière, administrative (attribution/reprise des concessions) et technique (problèmes rencontrés lors de son entretien, méthodes utilisées), pour ensuite proposer des solutions concrètes aux soucis des agents municipaux, le tout avec un coût de mise en œuvre raisonnable.

Chaque cimetière a ses contraintes, mais la recette est souvent la même :

  • Les espaces entre, ou à l’arrière des tombes sont souvent trop étroits pour y utiliser un outil. Ils sont donc bétonnés ou encore agrémentés d’espèces végétales vivaces et adaptées aux terrains secs (sedums, fétuques…). Si l’espace est assez large, il pourra être enherbé et ensuite tondu.

  • Les allées en enrobé ne posent généralement pas de problème car peu d’herbes s’y développent, sauf dans les fissures et les joints. Néanmoins, les « mauvaises herbes » apprécient particulièrement les allées sablées ou en ghorr. Dans ce cas, on privilégie l’enherbement avec un mélange d’espèces végétales adaptées aux situations difficiles (très chaud en été et très froid en hiver) et à la croissance lente, pour limiter les tontes. Cette végétalisation a aussi l’avantage de résoudre les problèmes de ruissellement rencontrés lors de fortes pluies.

L’enherbement peut se faire soit par semis naturel, soit par hydromulching (projection d’un mélange de graines, de fibres de cellulose et d’un fixateur).

 

Essai d’enherbement par hydromulching au cimetière de L’Arbresle – 26/09/2018
Rendu de l’enherbement le 29/11/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actuellement, 3 communes ont bénéficié de ce plan de gestion de cimetière sur les 5 prévues dans le cadre de cette action, Les Olmes, Châtillon d’Azergues et Bully. Ces dernières devraient rapidement mettre en application les solutions proposées dans le plan de gestion et notamment des essais d’enherbement sur leurs allées de cimetière.

Pour terminer cette action, nous recherchons deux communes dont la gestion du cimetière est problématique, plutôt sur le secteur des Monts du Lyonnais, afin que des essais soient faits sur tout le territoire.

Pour plus d’informations : Anne-Fleur Vaillant : 04-37-49-70-89 ou anne-fleur.vaillant@syribt.fr