Des projets sur la Brévenne dans sa traversée de Sain-Bel

Le syndicat de rivières Brévenne-Turdine conduit actuellement deux expertises hydrauliques sur la commune de Sain-Bel. D’ici le premier trimestre 2017, le seuil de la route départementale 7 et le gué du Calois seront étudiés afin d’envisager les aménagements réalisables pour limiter l’impact des crues, gagner en qualité du cours d’eau et même réduire les dépenses de la commune…

Le seuil de la RD7, situé sous le pont du centre, entraîne un rehaussement du niveau de la Brévenne lors des crues. Cette étude permettra de quantifier cette élévation pour envisager plusieurs propositions d’aménagement. La stabilité des infrastructures (pont routier, mur de soutènement du quai de la chapelle, canalisation d’eaux usées, réseaux électriques…) sera prise en compte afin de ne pas fragiliser les ouvrages.

Le gué du Calois quant à lui, par sa configuration, est à l’origine de nombreux désordres hydrauliques. L’obstruction régulière de ses buses par des branches, cannes de renouées du japon, etc. nécessite un entretien intensif, source de dépenses pour la commune. De plus, sa configuration perturbe largement le fonctionnement de la rivière tant dans la circulation des poissons que dans celle des graviers charriés lors des crues.

Le Syndicat de rivières va donc étudier les possibilités d’aménagement de cet ouvrage afin de limiter les perturbations sur la rivière et les désordres observés lors des crues sur les infrastructures à proximité (station de traitement des eaux usées, chemin de Beaulieu).

Outre les impacts hydrauliques (réduction de la hauteur d’eau lors d’une crue), les gains écologiques feront partie des critères de décision dans le choix des aménagements. En effet, l’un des objectifs à moyen terme poursuivi par le Syribt est la reconnexion des populations de poissons de la Brévenne, depuis sa confluence avec l’Azergues à Lozanne jusqu’à Sainte-Foy-l’Argentière.

Enfin, les retours d’expérience dont nous disposons sur les aménagements réalisés sur la Brévenne depuis dix ans montrent qu’ils permettent au cours d’eau de retrouver très rapidement une morphologie proche des modèles naturels. Les paramètres observés (température et oxygénation de l’eau, invertébrés, poissons…) connaissent, sur les sites aménagés, une amélioration très significative.